Je passais près du lac de Serre-Ponçon, où il y a quelques années, nous passions sur le pont de Serre-Poncet. Je le sais, la passion m’enserrait alors que je m’insérais derrière le camion. Moi, je roulais, je ne nageais, ni ne naviguais. Passons les détails (de circulation). Au moment où j’arrivai, au pas, je vis le fanion, au loin. Je ne l’avais pas vu depuis Embrun. Il lui arrivait qu’il flottât (comme le bateau flotte sur la flotte). Mais ce jour-là, pas de vent (pour l’estivant). Pas le temps (aussi) de s’éterniser à contempler (le fanion de Dédé).

Oui, il était là, devant moi, Dédé. Il souriait, mais il ne voyait pas que sous mon casque, je me moquais. Car Dédé, c’est le gars du quartier (du ponton). Il fait partie des meubles (pour la saison). Est-ce la passion (pour le fronton) qui lui fait prendre ce teint écrevisse chaque été ? Il ne faudrait cependant pas qu’il dévisse (car souvent sur le ponton, ça glisse).

Alors terminons la petite histoire (en question). Sur le fanion était inscrit son nom. Du moins ses initiales : DD (en lettres capitales). Oui DD, à Serre-Ponçon, il était marinier. “Il vit sa vie au bord de l´eau, cocos et coquillages. Un euro pour prendre en photo, son plus beau tatouage” (…) Bref, le passé, la baston naviguer, sa passion. “Il vit sa vie comme un vendredi, Robinson est parti. Tu l’verras toujours bien dans sa peau, quand il prend ce tempo” (…)

Je crois même qu’il tape sur des bambous et c’est numéro un (Y a des filles de partout qui lui veulent du bien)… Le passé, la passion, je vous dis ! JMP

Catégories : Récits