Calembour mon amour, calandre au bourg (tu es à la bourre la reine) : oui, j’aime à moto, lentement traverser les hameaux, les bourgs. Et toi, es-tu bourg ? Non pas Cherbourg ni Strasbourg, ou Hambourg, non ; j’aime, durant mes balades, apprécier de petites bourgades. Voir défiler les maisons, solitaires, et les habitations, collées les unes aux autres, comme solidaires. Faire une halte au bistrot, sur la place de l’église, pour boire une orangeade (car je m’épuise).

Entamer la discussion avec le patron, puis en dire une bonne à la patronne. Apprécier le temps qui s’écoule, l’été cool. Sur la terrasse arborée, admirer le paysage (et ma monture, garéee loin des voitures, calandre en avant pour récupérer). Tout est question de pointure : si t’en as une grosse, tu te gares à l’écart. Avec une petite, tu passes très vite. Quand tu vois un beau chassis, tu scies (tu n’es point fait de bois). Quand tu bois un bon pastis, tu siffles (tu n’es point narquois).

Ainsi va la vie dans les petits bourgs, où personne n’est jamais à la bourre. Même le buraliste bouliste qui, sur la place accourt (en tête de liste)… Mais quand la bière est refermée terminée, tu comprends qu’il est temps de rentrer. “Le linge nous lavons, le temps vous l’avez” comme dit la pub TV d’une blanchisserie en ligne. Mais il faut à un moment que tu lèves ton fait sied fessier (si tu le peux) si Dieu le veut.

Et voilà que tu repars sur la route de ta destinée. Ton moteur, tu fais ronfler. Tes pneus peuvent bien crisser, tu es leur chevalier car eux, sont à pied. Et avec leurs boules dans les mains, ils chercheront encore le cochonnet demain… Oui, c’est bien fait, il est passé dessus, Poncet (en sortant Duisbourg du bourg). JMP

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