Lire délivre, c’est vrai. La lecture fera de cet enfant un adulte instruit, et par conséquent plus libre. Et s’il lit beaucoup, il écrira bien (pour le coup).
Mais à certaines époques, il y eut des amendes à lire.* Des livres interdits circulaient donc sous le manteau, des livres que l’on ne trouvait plus en boutique et que l’on brûlait en place publique. Des écrits contredisant le discours officiel, des éditions originelles, des pamphlets jugés injurieux ou des vers licencieux. Des propos impudiques, des clichés érotiques… Car lire développe aussi l’imaginaire, fait rêver sur la terre. Lire des livres, c’est s’instruire et s’évader. C’est parcourir et s’éloigner (tout en rester à côté).
Des livres et moi, il y aurait beaucoup à lire dire ! Mes bibliothèques sont conséquentes. Mes bibli sont mes amies. Elles sont mes cousines, mes tantes, mes manies aussi. Savez-vous qu’un petit livre s’appelle un livre vrai ? Ce qui est petit est mignon. Ce qui est mit (à) Nyons est souvent vrai. Nous livrons au lit, un livret de dix livres par livreur. C’est ça le sens du service. Livrez, délivrez !!! Même des contes de fées (eux sont souvent plus légers) parfois aussi des comptes d’associés.
Es-tu livide parfois en lisant dans le Livernois ton lit vide ? A Liverpool, tu aurais certainement la chaire de poule. Agatha m’emporte à lire. Elle sait, elle, faire tressaillir. Sachant qu’Agathe, à Livry-sur-Seine : un nom de scène. Bref, si tu sèmes des livres dans ta vie, elle sera plus saine. Au printemps, tu feras beaucoup de petits livrets, radis, ravis ! Et même à l’automne de ta vie, car c’est bien connu, les radis verts rats d’hiver sont des ratés. Et lire délivre (d’une vie ratée). JMP
*il y eu souvent même Amanda Lear (et Amanda délire, amandes aspirent, à se pire -que tout-) !