J’ai planté une glycine, et je prends du bisglycinate de magnésium quotidiennement, mais je n’ai pas de piscine… “Le végétal on s’en fout, une piscine et c’est tout !” pourrait être le slogan de certains.

Dans leurs jardins, pas beaucoup d’arbres ni d’arbustes, mais au milieu trône LA piscine. Par ces temps de canicule, ils sont servis. Cet hiver, ils seront ravis : esclaves du système d’assainissement, avec ses produits (chimiques) et ses filtres (à sons), sans oublier sa pompe et sa torpeur son moteur, les feuilles et le gel etc…

Creuser une piscine, c’est creuser l’écart entre gaspillage et sobriété, que notre société doit aujourd’hui aborder. Pour beaucoup, la rareté de l’eau n’a encore pas atteint leur cerveau.

“Tout l’égout sort dans la nature” disait l’autre. Mais il paraît surtout que la piscine adoucie les meufs. Notamment les bains de soleil et les coussins neufs… “J’ai un nouveau portefeuille imperméable” me disait un cousin (qui fait souvent la teuf). “C’est pour l’argent liquide” lui réponds-je !? Lui, il éponge les éclaboussures de sa dulcinée, qui pique des têtes à longueur de journée. Sa pataugeoire piscine c’est son graal. Sa petite maison, son petit terrain et sa petite piscine. Bref, le bonheur sur ordonnance. “La campagne, c’est notre chance. Et heureusement que les voisins, eux, plantent du végétal en abondance. On peut ainsi mieux respirer par ces temps de climat tropical, et profiter de l’ombre (et du calme), quand le soleil tourne dans son orbite lente, alors que la terrasse blanche est brûlante.”

Alors zenith ou (comme moi) zenith pas ? JMP


PS : piscines et jeunes enfants, un réel danger : près de 300 noyades accidentelles en France dans des piscines privées familiales chaque année, dont environ une dizaine à une trentaine d’enfants de moins de 6 ans.

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