Oui je l’avoue ainsi, je suis né un 26 septembre. Un 62 à l’envers donc… quel destin !? Je ne suis pas parfait, je suis PONCET pas DERRIERE. Selon les millésimes, on fête à cette date soit la journée Mondiale du migrant et du réfugié, moi qui suis souvent un vagabond* sur les routes de la vie ; soit la Journée mondiale de la contraception (sic)… ce qui paraît somme toute assez injuste pour les personnes qui ont réussi à naître ce jour-là, ne trouvez-vous pas ?
Si je Balance ici que sont nés un 26/09, à la fois une tante et un des mes anciens patrons, vous allez dire : “Oui, mais pas “cette année-là” comme le chantait Claude François !” Certes, mais ils m’ont brûlé la politesse plus d’une fois, étant mes casse-pieds aînés. Alors une répartie de Corneille* me vient en tête : “Vous me connoissez mal : la même ardeur me brûle, Et le désir s’accroît quand l’effet se recule.” Je crois qu’il aurait dit aussi : “Un esprit sain dans un corps sage vaut mieux qu’un essaim conscrit ceint dans un cornichon” ou quelque chose du genre mais pas avec l’Esprit Saint… Jambon en chiffonnade, salade et zest de citron ? Pardon, cornichon je m’égare Edgard*** Je reprends mon analyse (du rire) : nous étions donc à “l’effet se recule”, autrement dit au postérieur du présent. Et ceci étant vu dit, le terrain est glissant, mon ami…
J’en reviens donc prestement à mon propos initial : je suis parfois à l’imparfait même si je pense, donc je suis (parfait). N’est pas par faîte qui veut d’ailleurs ? On peut être en effet à la fois par (et tout contre) et également fait (comme un rat). Mais (être pris) sur le fait, ne nous rendra pas plus prudent si nous grimpons souvent sur le faîte (du toi ou de moi ?). Soyons donc heureux d’être parfaits comme qui dirait (aux yeux de tous) c’est un fait !
Ainsi fête Blog derrière moi, et ceci d’auguste manière ! Car derrière ma petite personne, il y a Auguste. Auguste DERRIERE, un Maître pour nous tous****. Ainsi je termine ce “récit réjoui” en vous citant quelques uns de ses ouvrages, de la collection dédiée à “Ceux qui n’aiment pas”, sous-entendant la seule interrogation qui vaille (brûlante s’il en est) : aimer, ne pas aimer, telle est la question ?
“Les moustiques n’aiment pas les applaudissements”, “Les fourmis n’aiment pas le flamenco”, “Les mites n’aiment pas les légendes”, “les girafes n’aiment pas les tunnels”. Et moi je n’aime pas mettre les guillemets sans omettre de citer deux autres livres pieux de sa réalisation : “Les Consonnes toujours deux fois” et l’admirable “Le jour où mon frère m’annonça qu’il voulait devenir masseur”. Amis lecteurs, soyons tous, d’un seul homme, DERRIERE Auguste, ce génie, cet illustre (inconnu). JMP
* ou plus précisément un vaga_pont : https://jmponcet.fr/2025/10/26/un-vagabond/
** Polyeucte, I, 1, v.41-42 de Pierre Corneille.
*** sachant que récemment Edgard est mort hein ?!
**** Né en 1892 à Bordeaux, Auguste DERRIERE aura certainement été de son vivant le fleuron de l’absurde, du non-sens et du jeu de mot laid.