Chronique Terrienne n° 293 Aujourd’hui, je vais te raconter la vie 😉

Je vais faire pour cela une analogie : imagines que tu es comme une goutte d’eau (juste un instant mais pas trop) !

Le parcours de ta vie sur cette terre commence par un grand mystère : une source te permet de naître au monde. Imaginons-nous en montagne : tu viens de la nature, tu viens de la forêt, du sors de la terre en une résurgence d’eau vive.

Tu débouches alors dans le torrent qui dévale la pente. A travers les rochers, tu jaillis dans une cascade. La température est fraîche, le courant est fort, mais tu vis. Tu vois les éléments autour de toi. Et (lors de ton enfance) tu glisses vers l’aval, tu es irrésistiblement attiré par la gravité (du monde).

Puis (lors de ton adolescence) tu es bousculé entre les rochers, tu heurtes des troncs d’arbres.
C’est ensuite dans un fleuve que la rivière te bascule (tu es devenu un adulte). Tu partages le flot maintenant avec un nombre incalculable d’autres gouttes d’eau. La lame de fond est puissante, le mouvement t’emporte parfois là où tu ne veux pas (tu peux même être stoppé un temps par un barrage).

Puis avec la maturité vient la vieillesse, et tu comprends alors que tu ne peux ralentir le rythme de la vie qui passe. Le climat a changé. Tu te sais condamné. Tu ne sais pas pourquoi, mais tu devines où tu vas. C’est dans l’océan que le fleuve va te noyer. Tu profites du delta et de ses bancs de sables chauffés.

Puis la mer t’engloutit. Petite goutte d’eau, tu ne vas point perdre la vie. Tu es alors pleinement dans le Beau. Tu as passé la porte de la (sur)vie. Tu es maintenant pleinement dans La Vie. Ce que tu appelais la mort, c’est en fait ton port. Tu es à revenu à l’Aurore. Tu as trouvé ton Nord. Tu as rejoint ce Trésor. C’est l’Amour, c’est la paix, le réconfort… JMP


PS : “Le chemin de toute vie : passer de l’inconscience à la conscience et de la peur à l’amour.” Frédéric Lenoir

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