Chronique Terrienne n° 297 Mon chemin, qui est notamment passé par quelques lieux spécifiques, m’a permit de ratisser des villes où j’ai logé environ une année, comme Besançon et Lyon, mon garçon ; mais aussi mon petit, Marseille et Paris. J’ai aussi fait nombre d’allers-retours à Veuvey et Cologne, Turin et Milan, Londres et Manchester, mon cher… Je n’ai pas voyagé sur d’autres continents, mis à part deux fois en Amérique du Nord, mais j’ai sillonné l’Europe de l’Ouest et parcouru la France de long en large (et travers de porc en moto). Et oui je suis Motard, avec un grand Aime ! (pour ceux qui l’ignorerait encore) J’ai la France, ses régions et ses belles routes dans la peau. Au carrefour de la bonne fortune, j’ai foncé au Sud et j’ai trouvé mon Nord (pour ceux qui l’ignorerait encore)…

Gérard ment vu… un gars qui avait roulé sa bosse au point d’avoir cumulé des milliers de rendez-vous et de visites à autrui (à part le VRP de métier… que j’ai d’ailleurs été, un an durant, au sud de la Durance). Il en faut néanmoins de l’endurance pour, plus de 40 années de suite, reprendre fréquemment son bâton de pèlerin pour partir sur la route.

Au delà de ces destinations plus lointaines, je me suis surpris, il y a 35 ans, à ratisser toutes les PME de mon micro secteur. Et bien, dans un rayon de 20 km autour de soi, c’est fou ce qu’on découvre parfois. Je me souviens, dans ce même ordre d’idée, d’une de mes missions dans la transaction immobilière (au début du siècle) où j’ai dû appréhender un process de téléprospection automatisé avec géolocalisation. Rue par rue, dans la ville, les appartements mis en vente devaient être détectés… Bref, sur Google Maps, l’an dernier, j’ai découvert par hasard qu’une jeune femme inconnue fabriquait des bougies parfumées dans son appartement à 100 mètres de ma maison. “Nous sommes là, et vous ne le saviez pas” était l’accroche que j’avais imprimé sur le flyer mis à disposition (dans des présentoirs) des clients des commerçants de mon micro secteur. Le visuel, lui, était le premier pas de l’homme sur la lune : la fameuse empreinte de semelle de Neil Armstrong, signifiant que seules les montagnes ne se rencontrent jamais. Ainsi je ne comprendrais jamais que certains voyagent au loin et ignorent leur voisin.

Je me souviens également, et c’est encore plus ancien, des tournées que j’effectuais avec les technico-commerciaux de l’une de mes premières entreprises, où j’assurais le soutien marketing. J’aimais passer entre 2 et 3 jours régulièrement avec eux. Notamment en visitant les industries suivies par Aldo, Massimo ou Virgilio en Italie, et aussi Robert, Jean-Jacques ou Willy en France. Ces “prises de sang” terrain me permettant d’analyser, à chaud puis à froid, les évolutions nécessaires et souhaitables à apporter à ceux qui étaient en prise directe avec ceux qui nous faisaient vivre (NDLR : nos clients). C’étaient des moments privilégiés, en roulant en voiture, ou en dînant le soir, lors d’une étape-VRP, en banlieue d’une ville ou au fin fond d’une campagne (dans les années 85/95, les Ibis et autres Campanile n’avaient plus de secret pour moi).

Vous le comprenez, je suis allé au devant de bien de monde dans ma vie professionnelle. Et je complèterais en disant : également dans ma vie tout court. Alors que ceux qui restent scotchés sur leur chaise leur vie durant, ou rivés devant leur écran en permanence, ne viennent pas me faire la leçon. Car j’en ai tissé des relations… L’altérité, c’est ma destinée, et l’altruisme, c’est mon opportunisme 😉 JMP

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