Moi, je sais que ça matche, mais faut bien expliquer aux gens avant.
Prenons l’exemple du tennis savoyard. Savez-vous que c’est un sport de raclette qui se joue (à perpette)sur pomme de terre battue ?
Prenons le témoignage d’un parisien en vacances à La Plagne (qui déambulait en pagne devant sa voiture en pleine biture) : “La raclette pour le givre c’est de la merde. J’ai du fromage plein les essuie-glaces”. Effectivement, en hiver, si tel est le cas, mangez une glace : “car glace répare, car glace remplace” (sauf en cas d’encas vous dirons les choucas).

D’aucun, au lieu de matcher, préfèrent marcher. D’autres manger, c’est selon. Je trouve que la raclette (hors du pare-brise) c’est bon. Les pommes de terre chaudes sous une petite brise braise, c’est sans égal (bien qu’illégal, oui le feu de forêt est illicite).

Et de déclamer à ma chérie, après quelques verres de vin de Savoie : “Si tu étais une patate, je serais ton fromage à raclette pour que tu n’aies jamais froid.” Alors de sa voix de stentor, elle me dit : “Patate toi-même ! Tu te prends pour un dieu diot ?” Oui c’est idiot, je le sais, mais je ne pouvais m’empêcher de racler me la ramener.

Bref, la patate et le fromage à raquette ça matche bien. C’est comme la raquette et la neige d’ailleurs, ça marche bien. En tout cas, la montagne, ça vous gagne, comme disait l’âtre autre. “Y’a pas l’feu (dans l’âtre) au lac” disent les Suisses.

Nous on dégustent la raclette avec de la charcutaille, voire de la viande des Grisons (mais faut pas le dire). C’est bison fûté, car cette viande de bœuf maigre, salée, épicée et séchée est un régal avec des pommes de terre en robe des champs, des cornichons et une salade d’oignons.

Le 26 octobre dernier, lors des championnats du monde de raclette à Morgins, en Suisse, une fromagerie française a soulevé le trophée. La fromagerie Iséroise Beaudé est devenue championne dans la catégorie “lait de chèvre”. Y’ pas de mais mééééé.

Jeu, set et match. JMP

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