La preuve qu’on ne parle pas que de moto dans mes magazines moto : dans mon “Moto Journal” de septembre dernier*, une page était dédiée au modèle de moto 425 de Don Quichosse (sic).
Il s’agissait d’un focus sur une entreprise familiale (spécialisée dans la fabrication d’espadrilles), au sein d’un reportage intitulé “Escapade : 7 jours et 1350 km dans les Pyrénées” (avec la même moto que moi, qui ai fait le massif en août). Fabricant de l’excellence “pure basque”, Don Quichosse est une EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant), située à Mauléon-Licharre (64, pays basque français, capitale de l’espadrille).
Alors il faut que je vous parle de l’Espagne l’espadrille !
Je n’aime pas les tongs (déjà dit ici), ni les claquettes, mais les espadrilles, par contre, ont une histoire qui me font marcher touche. Savez-vous que cette chaussure est documentée depuis au moins 1322 en Aragon, Catalogne, Pays basque et région occitane en France ? Si de nos jours ensoleillés l’espadrille fait plutôt rêver penser au littoral, aux vacances et aux journées d’été, jadis, les 400 000 mineurs des houillères du nord de l’Espagne en ont été équipée pour éviter les étincelles assassines provoquées par les gros souliers ferrés !
Des espadrilles, moi Jean Mineur j’en ai toujours aux pieds (c’est comme aux mains commun). Une paire en intérieur avec la chaleur, une paire (l’été) en extérieur pour la chaleur.
Ces derniers temps, je chausse donc les espadrilles Tauzin Père et fils, fabriquées en France (à Viodos-Abense-de-Bas, 64). Rouge ou marine, beige ou jean… tous les gens goûts sont presque dans les colorants coloris. L’espadrille (Française) vendue entre 10 et 24€, c’est une compagne accessible et confortable, en toute simplicité.
Question de style et de respect, j’en ai toujours une paire dans une sacoche, quand je fais une halte en Relais Motards ou bien chez des amis, lors de mes périples. Comme chez mon vieux copain d’armée (dont la femme se nomme Sylvie) ou chez mon vieux copain de lycée (dont la femme s’appelle Sylvie)**…
Plus généralement, j’aime ces produits qui sont le fruit d’un savoir-faire familial, transmis et industrialisé petit à petit depuis décennies (voire des scénies siècles). Chez Don Quichosse, Timothée représente la cinquième génération d’espardilleurs. Savez-vous, d’ailleurs, que la semelle en caoutchouc est vulcanisée 7 heures durant (à 180°) ? La tige est en lin, coton ou cuir ; la semelle est en corde de jute. La couture “fait main” nécessite une demi-heure au moins.
Et pour conclure ce récit réjoui d’aujourd’hui, je dis : prenez une poiture en dessous, ça (se) détend ! JMP
*”Moto Journal” n°2386 de septembre 2025 (page 96, rédac Fred Porc, photos Karo Gorille)
**oui les Sylvie, je m’en méfie sont à cheval sur la propreté vous savez 😉