Ali Baba est tombé à l’eau (c’est une blague à deux balles Toto). Il en est resté baba ! Si le baba au rhum est beau, tu verras que le barnum est haut, c’est le théorème de Marleau (oui la grande godiche du téléfilm).
A Albi, ce qui est haut, c’est la cathédrale Sainte-Cécile. Et ce qui est beau, c’est la vie l’incroyable retable baroque en son sein. Ce qui est bon dans le coin, c’est le cassoulet. A 130 km d’Albi, j’en ai dégusté un, j’avais vingt ans, où à peu près, à Castelnaudary, je m’en souviens tant ! Nous étions partis, en soirée, à la quête d’un restaurant fameux, dont nous n’avions pas vraiment le lieu. Je vous parle d’un temps où le GPS n’avait pas été inventé, et où GoogleMaps n’avait même pas été imaginé. La nuit est tombée, lorsqu’une bonne heure et demi après notre départ, nous pûmes enfin entrer dans cette taverne bien cachée. Et alors nous ne fumes pas déçus.
Le cassoulet maison avait mijoté 3 heures au four dans des poêlons de cuivre, et la croûte marron avait, selon la tradition, été cassée sept fois ! Mais les haricots (lingots locaux de premier choix) avait trempés une nuit avant utilisation. Dans des jarres d’argiles, la composition avait macérée encore plusieurs jours avant de nous être servie, juste réchauffée à notre arrivée. Quel délice ! Du confit de canard, de l’échine de porc et de la couenne accompagnés d’une saucisse rustique. Une bonne recette authentique selon la tradition, avec des aromates et quelques légumes (carottes, oignon, clous de girofle).
Et pour conclure ce repas, je me souviens avoir même osé le dessert intitulé sur la carte “le plus noble des sous-bois” : un énorme “champignon” composé de glace et de meringue. Très léger tout ça, mais il est vrai, j’avais la foi un alibi. Je découvrais la vie à Albi (à pleines dents) ! JMP