Partir (en retraite) : du sentiment du devoir accompli, au devoir du sentiment accompli…*
Voilà deux ans, à cette même période de l’année, que j’arrêtais définitivement toute activité professionnelle. Je sens que j’ai encore franchi aujourd’hui une étape. Après la période de transition, qui commence toujours par une fin (comme je n’ai cessé de le rappelé durant ma carrière de coach) et qui s’est étalée de 2022 à 2024, je suis maintenant installé dans une autre destinée, par ce que j’ai traversé depuis.
Je suis fier de pourvoir partager ainsi plus de richesses : en ayant embrassé plus largement mes dimensions existentielles et spirituelles, d’avoir maintenant un petit patrimoine immatériel d’écrits et de poèmes (dont ce site web est un des reflets), d’avoir aussi acquis plus de connaissances et d’expériences par mes lectures, voyages et formations.
Je sais aussi que certains ne veulent pas se laisser transformer. Je connais un paysan de 67 ans qui dit : “La traite, pas la retraite !” Et l’artiste Michel Boujenah (bientôt 74 ans) qui lui, dit même :“Si j’arrête tout pour me retirer dans une petite maison tranquille ; dans deux ans, je suis grabataire !”** Chacun son parcours, chacun son caractère. Alors à ceux qui partent cette année en retraite, je recommande de “se pauser” pour mieux lâcher et réfléchir sur le sens de leur vie (si ce n’est pas encore fait), et (par exemple) à ce dont ils seront fiers dans deux ans (?)
Je termine ce post avec le message de François Garagnon, écrivain-poète régional, que je lis depuis des années : Pour garder sa soif de vivre, ne pas remplir sa vie à ras-bord. Comme à table, la saturation n’est pas une ambition de fin gourmet. Eviter donc de chercher à profiter de la vie dans une fébrilité égocentrée, avec toutes sortes de plaisirs, voyages autant exotiques qu’onéreux et programmes festifs incessants. Vivre dans l’instant (l’expérience client) n’est pas vivre l’instant (en conscience et gratitude). JMP
*Lors de ton pot de départ avec tes collègues, tu as reçu de leur part une pompe à bière (ou des chaussons massant-chauffants pour l’hiver) ?
**”Faites rire pour ne pas mourir”…
PS : Et comme je suis croyant et pratiquant, je le répète : il est précieux de savoir se faire bien accompagner dans cette fin de carrière. Je n’aurais pas imaginé ne pas l’être moi-même.