Cyndy (ex-Miss Beauté) lors d’une interview récente (dans Corse Matin) : “Les canons de beauté ont changé, ils exigeaient à l’époque qu’on se les rasât. Mais à la longue, se raser est barbant et s’épiler est désopilant.”

Il est vrai que faire du rase-mottes pour s’épiler le maillot… C’est aussi quand on devient presbyte qu’on voit pubien… Et notre ex-Miss de renchérir : “Si tu t’épiles, je m’efface, disait mon copain (qui posait masqué sur les photos). Oui à l’époque c’était la mode, et puis il faisait sauter tout ce qui venait du continent” confiait la coiffeuse de métier (son métier d’avant).

Bref, la vie a changé. Les années ont passé. La Miss n’était pas refaite, elle était parfaite. Le passé était, lui, imparfait. Car Gino (son ex.) a été pris un soir, sur le fait. Il s’est effacé (comme il le prédisait). Et ce, pendant des années (qu’il a purgé à Toulon, avec à ses côtés ses deux tontons). Et alors, parlons-en de la promiscuité en prison. Dans sa cellule, avec Ange, le truand de Bastia, il était à la noce. Une bombe artisanale sous la Préfecture une nuit avec lui, et 20 ans de taule ! Le plus grand engagement de sa vie, à lui.

Lui, dans sa cellule, il pense à Cindy la nuit. Elle, de nos jours, a de la cellulite. Une sorte d’échantillon de Gino sur elle. Comme un tatoo sur ses cuisses. Elle ne se rase plus les gambettes depuis longtemps d’ailleurs. Les cochons qu’elle élève, du côté de Propriano, non plus. Mais eux, ils sont dans leur jus, si l’on peut dire. Contrairement à elle, qui mange son pain noir (comme le noir du drapeau).

Mais elle a vu juste Cindy, de s’éloigner de ce Gino, ce soir d’été 2014. Il voulait la prendre (avec eux) dans l’estafette. A Bastia, pendant la fête, il l’aurait faite quand même, sa grosse bêtise. Est partie en fumée, la Sous-Préfète (et la cheminée) puis le toit de l’église (à côté) … D’un autre côté, aurait-il mieux valu pour eux, que Cindy soit avec eux ? (Cindy re-là ?) Ils n’auraient pas eu leur petit colis, qu’elle tient toujours à leur faire parvenir (chaque faim fin de mois) : du chocolat avec quelques biscuits.

Car elle est sympa Cindy. A cause d’eux, elle a raté sa vie. Avec ces deux saints doux, car elle est sensée Cindy, elle produit du saindoux aujourd’hui. Au poil ! Pas comme ces fainéants qui, à l’atelier de la prison, n’ont même pas voulu trier des dépliants.

Finalement, à 50 ans, de sa vie à Cindy, il ne reste aujourd’hui plus que le poster (jauni), sur le mur de derrière. Et sous sa silhouette (de majorette) en bikini, est inscrit : “Cindy, Miss Camping 94, Il Paradiso, Calvi”. JMP

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