Depuis des mois, figurez-vous que je travaille ma voix. Que des fois je perdrais, comme mon copain ténor Piero à 77 ans (Sardou ne chantait-il pas que la maladie de je ne sais quoi allait de 7 à 77 ans ?) Je sens que vous ne me croyez-pas ? On chante pourtant “Crois-moi” de Cadet Gaëtan Roussel. Moi qui ai fumé tellement de musique, je crois que je vais mourir d’un concert !
Le répertoire actuel de ma chorale va du “Pouvoir des fleurs” à “L’hymne de nos campagnes”, en passant par “La symphonie des éclairs”. On travaille actuellement “Ils s’aiment” de Daniel Lavoie. Je vous le dis qu’on cherche notre voix, mais je suis certain qu’on est sur la bonne voie, parfois dans la saoul (“Down to the river to pray”), le blues (“Armstrong”) ou le heavy metal (“Nothing else matters” -de Metallica, mais je vous rassure, c’est un slow-). Et c’est plutôt beau. Mais ce qui est encore plus beau, c’est le look de notre maestro. Aude mériterait une ode pour son look, trop cool. De toutes les couleurs, des accessoires en veux-tu en voilà, des chaussures hallucinantes*… bref quelle originalité quelle compétence !
Alors que dire de ma voix. Parfois je l’entends trop (quand Marco chante haut), parfois je ne l’entends presque pas (quand Erick chante tout bas). Nous les ténors (le sommes-nous d’ailleurs vraiment ?) notre identité au sein de la communauté est dans notre “signature vocale” (comme ils disent dans “The Voice”). Alors que l’on chantent en canons (c’est le principe d’une chorale : alti, soprane, basses, ténors…), parfois, je vois l’un d’entre nous (nous sommes 45 petits chanteurs à la voix de choix) venir se positionner derrière notre chef de cœur, pour bien entendre le résultat d’ensemble.
Et c’est parfois assez beau : “Crois-moooi / Tout file entre nos dooigts / La nuit le jour n’existent paas / On est bien loin de çaaa, s’il te plaît crois-moooi…” (oui on répète de nuit)
En janvier, lorsque je suis arrivé, une ex-cliente a reconnu ma voix. Je l’avais aidé a retrouvé sa voie, il y a plus de 15 ans. Ahhh, je ne vous ai pas dit son nom : Eve Ribody. Non… la chorale : “Arc-en-ciel”.
C’était ma voie (d’autoroute) et enchanté en chantier ! JMP
*Christian Richomme, psychanalyste, affirme que les chaussures révèlent l’état émotionnel et identitaire des femmes. 81 % d’entre elles choisissent leurs chaussures selon leur humeur, reflétant leur sensibilité et posture mentale.
Mais attention : Freud ne chantait jamais, il freudonnait 😉