Hier j’étais à Thiers (avec ma moitié). J’y ai vu un tiers, du côté de Courpière. C’était un tiers sans riz. Mais comment un tiers rit ? Oui un tiers qui rit, deux tu l’auras comme le dit (la formule), car faut pas faire les choses à moitié (dit la pensée) ou l’adage selon l’âge. Oui les Thierry ont en moyenne 60 ans aujourd’hui, et ces Auvergnats (oui Thiers est dans le Puy -de Dôme-) sont couteliers de père en fils (coûte que coûte).
Entre la plaine de la Limagne et les monts du Forez, j’ai ainsi, à Thiers ri, hier (sous la pluie). Attention y’en a un qui l’a mal pris. Il voulait me casser Laguiole. Je ne comprends pas pourquoi ? Oui mes blagues sont parfois tranchantes. Vous savez : Witzelsucht, le syndrome des blagues intempestives ! Mais je reste toujours sur le fil (du rasoir ou du couteau). Mais trêve de plaisanterie, de nos jours, Thiers est le plus gros bassin mine de rien coutelier de l’union européenne. Plus de 80 % des couteaux produits en France sont fabriqués par des entreprises thiernoises. La localité se voit régulièrement attribuer le surnom de “capitale de la coutellerie”, avec près de cent fabricants et artisans dans ce domaine, et un musée qui lui est consacré (ouvert en 1982). Dans la vallée de la Durolle, plus de 12 000 ouvriers et 550 fabricants étaient présents en 1912. Déjà alors, le bassin thiernois était le plus gros bassin français de production de couteaux et d’outils possédant une lame. Une vraie lame de fond (dira le dicton).
Malheureusement, la concurrence étrangère a été rude pour nos couteliers (qui ont bu la tasse). Héritiers de 800 ans d’histoire coutelière, ils ne sont aujourd’hui plus que 2 000 à s’y consacrer à mi-temps Thiers. Mais c’est pas le tiers-monde, en juillet 1994, la Confrérie du Couteau de Thiers crée Le THIERS® : un modèle déposé auprès de l’I.N.P.I. (Institut National de la Propriété Industrielle). Pour bénéficier de l’appellation Le THIERS®, les fabricants doivent respecter un cahier des charges précis. Cet engagement garantit aux consommateurs qu’ils acquièrent un produit de Thiers qualité (fabriqué entièrement sur le bassin coutelier thiernois).
La confrérie du couteau porte ainsi la lame haut (Alamo, très fort les cow-boys). J’ai visionné (dans un tiers-lieu) le film “L’âge du Thiers”, qui parle de la légende du tiers-état couteau. La Ville de Thiers c’est (tiercé) l’une des plus pentues de France, avec plus de la moitié des rues qui accusent une pente de plus de 10%. D’où la question des pentes à long “route Thiers”, qui permet souvent de beaux panorama (à travers la portière). Terminons ce récit par “le Père Lachaise Auvergnat”, le cimetière qui, étant très pentu, possède nombre d’échelles d’accès aux caveaux. Ainsi ici à Thiers, “partir les pieds devant” reste une gageure. Pour rejoindre le “cime Thiers”, vous aurez aussi besoin d’un tiers. Pas à moitié ! JMP