Le charme des vieux albums photos est notamment de pouvoir se replonger dans des moments du passé, certains quasi oubliés.

J’ai retrouvé récemment des clichés au ski, sur ma première moto, à cheval (en Bourgogne), et même des virées à la voile (en méditerranée) et en montgolfière (sur le lac d’Annecy). Je revois avec joie mes premières voitures mythiques (ah ma 1ère Alfa Roméo !), et surtout mon épouse (toute jeune comme moi) lors d’un tour de Bretagne (en camping en AX Sport !) ; et aussi mes enfants tout jeune (dans ma brouette !). Sur ces photos qui ont 40 ans environ (voire bien plus), j’y revois des personnes dont on a perdu la trace au fil des années. Des proches qui, comme soi, ont bien vieilli. Des lieux coutumiers ou insolites, des expériences variées, souvent uniques.

Quelle gratitude d’avoir vécu tous ces moments, avec ma famille, mes cousins, mes copains et ceux que j’ai croisé dans ma destinée (ils sont des milliers)…

J’ai souvent, et je le fais encore ma foi un peu aujourd’hui, pris l’initiative de proposer et d’organiser des évènements, soirées, voyages et autres virées. J’ai toujours en effet considéré que la vie ne consiste pas à rester terré dans son coin (coin) ! J’apprécie régulièrement la solitude, mais j’aime être en (bonne) compagnie : Oh les garçons font un tour de mini-quad en Ardèche ! Oh je rentre du bois avec eux et leur grand-père ! Oh je joue avec un copain d’école dans la piscine d’un pote ! Oh je prépare un barbecue pour des amis devant la véranda ! Oh j’accueille une grande tablée familiale dans notre jardin ! Oh ma belle et moi sommes invités à un mariage au Château ! Oh le mignon chalet d’un ami en montagne ! Oh cette soirée de la Saint-Sylvestre dans un restaurant Savoyard ! Oh l’atlantique et ses immenses plages en été avec les enfants ! (…)

Ces instants de vie partagée, je les ai souvent vus, insérés dans de jolis cadres photos, sur le buffet ou accrochés aux murs des appartements que mes relations m’ont souvent permis de partager (grâce leur soit rendue). La nostalgie ne peut que nous emporter en les contemplant : moments visiblement heureux, moments sensiblement chaleureux. Mais derrière ces instantanés de vies humaines, sont parfois cachés de douloureux souvenirs. Souvent également, les personnes en photo ne sont plus. Chacun lit ces images avec son parcours et ses émotions propres…

Je repense à cette chanson sur un hameau perdu et une maison vide : “…Oubliés les dames et les jeux de cartes. Endormies les fermes quand les jeunes partent… Et sur le vieux buffet sous la poussière grise. Il reste une carte postale…” De celles que l’on recevait et que l’on conservait.

Bref, le poids des maux mots, le choc des photos. La nostalgia quoi ! JMP


*”Carte postale” de Francis Cabrel (1981)

Catégories : Récits