Alors que les guirlandes ceignent le sapin (les guis des Landes saignent le lapin), ma guirlande, elle, en ceint également le Saint. Car Saint-Saturnin est aussi dans le pin, ça et là (pin). Lui qui fut martyr à Toulouse en 250 (comme d’autres chrétiens). Ainsi avant l’Avent, Saturnin (que l’on fête le 29 novembre) se retrouve dans le pain aussi sur le sapin, avec les boules.

Je me souviens de mon Saturnin, le petit canard de mon enfance. Beaucoup vont le déguster (coin coin) lors d’un déjeuner de bombance. Quand certains se serreront la ceinture déconfits sauf ceux enceints, d’autres auront sur leur table le canard (bien) confit. Mais le canard qui se confie était à la TV pendant ma jeunesse.* Et au bout d’un moment, moi, je me souviens que je saturais de Saturnin. Il sature le chemin Saturnin, tels des nains qui s’assurent : ils saturent nains (même) !

De même qu’hier, le soleil satura le ciel de sa luminosité satinée. Satura une bonne heure. L’astre saigna (jaune) longtemps. Et le pique-nique qu’on fit (à satiété) à Satillieu, était épuisant (bien que satisfaisant).
Quoi qu’on fit, la chaleur nous accabla (bla bla) un long moment.

Bon, je vous lisse tranquille avec mon histoire de coin coin. La trouvez-vous trop-ico police (et) d’ailleurs ? Je dois dire que certains de mes lecteurs veulent des récits qu’on fit et d’autres des récits confiera jamais. C’est pas évident pour moi de raconter ça. Je me confie comme jamais en parlant de mon Saturnin, alors que je n’étais qu’un nain. Ce qui est heureux, c’est que je n’ai jamais attrapé le saturnisme (nain porte quoi) ! Pourtant je ne buvais que de l’eau (et du lait). Je n’étais pas le canard boiteux de la famille (mais étais-je déjà le bavard joyeux de la papille ?) JMP


*La série télévisée “Les Aventures de Saturnin” ! Le canard qu’on fit était incarné par des canetons réels (de couleur jaune). Elle a été créé pour la télévision par Jean Briel (dit Jean Tourane) en 1964. Le contrat signé portait sur 78 épisodes. Les textes étaient de Louise de Vilmorin (une graine de star), les commentaires étaient dits par Robert Langoureux Lamoureux, et la voix du caneton était celle de Ricet Barrier (né à BARER dans l’Aube).

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