Dans ma jeunesse, près de chez moi, y’avait un bois. Dans ma paresse, j’y vivais dans ma bulle, en (style) aire mythe.
Comme Robin, je grimpais dans les arbres des bois fois. Je maniais l’arc et les flèches mon lance-pierre avec d’excellents résultats sur les vitres du galetas dextérité. Faute de savon, je coinçais pas la bulle longtemps, car maman me rappelait régulièrement. Et me lavait prestement.

Moi, dans la “Belle au bois dormant”, j’aboie d’or ment, je suis hautbois dorénavant. Oui cette pièce de théâtre, où je joue (aussi) le prince charmant, qui arrive à cheval et embrasse la pelle belle qui ronfle dort. Je suis au bois Dordogne (ça se voit rien qu’à ma trogne), et je n’ai jamais embrassé de fille belle dormeuse… Lors des répétitions, je deviens à chaque fois rouge écarlate, et les copines se moquette moquent de moi.

Sortir de ma bulle, tel un somnambule funambule, qui déambule (à cheval en préambule). J’aurais trouvé plus simple de jouer un noctambule qu’un Pré-Consul. Oui, la Belle oiseuse était Romaine, comme la pelle est roumaine. A l’appel de mon destin, je chevauchais mon destrier et sur le lit (vide) vint (c’était divin).

Et alors que, harassé par la chevauchée, durant une journée, je devais poser un baiser sur la bouche de la Belle (de Cadix)* pour qu’elle sorte de sa bulle. Et dans mon cœur, c’était pas la Galice, soudain l’apocalypse, sans cannabis (j’avais dix ans).

Alors la bulle évoque pour moi depuis, la légèreté et la pétillance, l’effervescence, l’énergie, la vie, la joie, le plaisir… JMP



*qui, comme on le sait, est très jalouse Andalouse… (émoi, émoi…)

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