Au Palais d’Iéna, j’ai croisé les jambes gens suivants : Jean, Jean-Claude, Jean-Claudel, Jean-Louis, Jean-Noël, Jean-Paul, Jean-Philippe et aussi Jean-Pierre. Népalais qui veut, c’est pourquoi je dis que j’ai vraiment croisé des gens de palais légendes (pas laids).

On étaient 184 dans le Palais d’Iéna ; quand iéna pour dix, iéna pour 184 disait le Président du ballet palais. C’était place d’Iéna, apparaît à Paris, dans les années 2022-2024. Tous les âges et toutes les CSP étaient représentés. Je dirais mieux : tous les visages (et toutes les personnalités) étaient présentés, dès l’accueil dans un dossier. Quelques uns, en décembre, n’ayant pas voulu se faire photographier, je les cherchais encore à la sixième session, fin février… Le Président Beaudet arrivait sur un âne en Mercedes et nous en Métro. Les gens s’empilaient dans l’hémicycle et lui parlait dans le micro.

Un gentil jingle nous sonnait la fin de la pause-café, afin de rejoindre les escaliers (et les bancs de l’hémicycle). Ce gentil jingle nous soulait dans les oreilles après 27 journées à bosser d’arrache pied… On devait travailler sur la fin de vie, tous les jours de notre vie week-end jusqu’en fin de journée. Quand on quittait le Palais, la Tour Eiffel était allumée. Nous, on logeait dans le quartier Cambronne, le Président lui, le soir venu, nous abandonne. Mais un samedi soir, il ne rentra pas dans son appartement. Je le vis déchaîné, sur la piste de danse, improvisée…

On étaient tous des citoyens tirés au sort (mais “coquins” de sort pour certains). Elisabeth Borne ne nous avait pas posé de limite (ni limes, ni mites, ni barrières de sécurité…) Elle nous avait cependant dit (comme mythe) “que l’on meurt mal en France aujourd’hui.” Mourrait-on mieux avant ? (Quand c’était bien mieux avant). Nous n’avons pu leur demander. Ils étaient tous morts et enterrés.

Mais tout ça pour vous dire ma rencontre, oui ma rencontre avec mon frère cadet ! Oui parmi tous ces gens, il y avait des Jean, comme je l’ai précisé en début d’exposé. Mais parmi tous les Jean, il y avait un autre JeanMi ! Un JeanMi qui s’appelait même JMP ! On avait pas été présenté, mais à la même table, la Convention, nous avons commencée.
Incroyable, sur nos badges était écrit : “Jean-Michel P.”, moi comme lui. Alors on a décidé d’écrire Pa et Po, pour éviter les quiproquo (c’est pas pipo c’est papo, du verbe papoter, ce qu’on faisait lors de la pause-café).

Et quand un ultime tirage au sort (informatique) m’a désigné pour l’Elysée. Dans l’hémicycle (sous les huées), je me suis levé et l’ai regardé. Son visage, effrayé, voulait me dire : c’est bien toi qui doit y aller !

Du soir au matin, j’ai ainsi répété, notre discours devant toutes les TV. Le souci c’est que depuis (j’ai perdu de vue cet ami) je poursuis cet agriculteur comme un frère (une âme sœur). Le pauvre, il doit se dire : mais pourquoi partager une Convention, mais aussi mon nom avec cet étranger ? JMP (l’aîné)

PS : Je ne suis pas parfait, je suis Poncet !

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